Il semblerait que Soleil enculé ne soit pas vraiment le 4ème album de Arlt.
Soleil enculé a même tout d’un nouveau premier album de Arlt. Mettons. Disons-le.
Soleil enculé est le nouveau tout premier album de Arlt.
Un disque écrit et enregistré dans la surprise d’une seconde rencontre, une rencontre de premier matin réaccordé.

Soleil enculé est un disque imaginé, peint et déliré en pays d’enfance toute neuve, ce territoire mental et sensuel qui vient parfois après l’âge adulte trop dramatique et qui rénove les gestes et les regards pour rendre à nouveau tout surprenant, stimulant et désirable.
C’est un disque enregistré dans la joie surnaturelle des retrouvailles et des rencontres en meute fraternelle avec deux nouveaux venus : Ernest Bergez ( Sourdure, k a u m w a l d, Orgue Agnès) à la réalisation et Clément Vercelletto (Kaumwald, Orgue Agnès) aux percussions, cuivre, vent, divagations électroniques.
Partagé entre écriture pop, improvisation live et montage excentrique, il emboutit en trente minutes 9 chansons allègres ou mélancoliques mais toujours radieuses, luxuriantes, solaires et défoncées. Et synthétise, détourne et augmente toutes les obsessions du groupe en un collier de nouilles toxiques.

Eloïse Decazes y souffle dans la réverb et on croirait à l’entendre voir de la lumière à travers un vitrail. Elle agite aussi malicieusement les chansons de petits pianos free, d’harmonies poignantes au concertina, gifle des orgues courts et fait vrombir de gros magnétophones à cassettes. On connaissait la chanteuse astrale et phosphorescente, on découvre une instrumentiste dévergondée, sauvage, poétique et burlesque. Sing Sing pendant ce temps s’affirme au micro tour à tour en espèce de diva velue, en crooner de carnaval, en chorale d’enfants à lui tout seul. Sa guitare titube d’un bout à l’autre quand celle de Mocke scintille et carillonne, entre soli intempestifs, vagues de bruits et faux arrangements d’orchestre mêlés au saxophone et à la demie-clarinette. Les percussions, qui entrent et sortent en dispersant dans la stéréo tourneries ternaires, cloches et piverts motoriques assurent au groupe un groove jamais entendu chez lui. Avec ça, l’ami Bertrand Belin jette quelques violons. Passe aussi Claire Vailler. Et Léonore Boulanger, Jean-Daniel Botta, Marion Cousin, Borja Flames et Charlène Dinhut.

Rumba de science fiction, chanson française orchestrale, rebetiko post punk, tropicalisme minimal, madrigaux créoles, slow qui tue, pop télépathique, Soleil enculé est le nouveau tout premier album de Arlt, et c’est peut-être son meilleur.

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Eloïse Decazes : voix, concertina, magnétophone cassette, petit orgue à soufflerie
Sing Sing : guitare, voix
Mocke : guitare, effets
Clément Vercelletto : percussions, sax soprano, demi-clarinette

Soleil Enculé sort le 15 novembre chez Objet Disque et Murailles Music

Nous sommes heureux de fêter la sortie officielle de notre nouveau disque zinzin.
Il est noir et rose, il sent bizarre mais pas vraiment mauvais pour autant et il s'appelle Deableries.

Nous l'avons enregistré en quatuor, en compagnie du fidèle Mocke et de Thomas Bonvalet.
Le premier, faune de "mousse et de bois blond"** y rêve tout haut d'impossibles parties de guitares sensuelles, mentales, émouvantes et "belles à s'en mordre les genoux"* pendant que le second, centaure cracheur de planètes s'époumone dans le cuivre, griffe un banjo méchant et transforme vos cervelles en percussions d'un genre nouveau.

Parmi leurs danses, nous autres deux gosiers louches chantons nos plus valeureuses défaites et nos joies peureuses avec tout l'amour du monde. 

Eloïse Decazes and Sing Sing form the core of Arlt;  among the most startling and captivating bands of the contemporary french underground. In its most stripped-down version, a shaggy beating guitar and two voices (male and female) under hypnosis, are enough to produce a highly uncanny and haunted space-time; both soft and strangely wild ( Eloise: hammer in hand, on the tip of her toes, staring ghosts right in the eye. Sing-Sing: bending more and more, closer to the knives in his scalded-bear dances). Arlt's music: both baroque and minimal,  re-calls antique french troubadours, old Brigitte Fontaine records, a fried country blues blurred by geographical distance, the proto-rock’n’roll of imaginary pioneers, the skeletal minimalism of  Pascal Comelade, the medievialish melodies of  Moondog and the dervish-like qualities of rebetiko 78rpm's. Arlt often invites other musicians to improvise on and disrupt its songs - having performed with Arrington de Dionyso (Old Time Relijiun), Tori Kudo (Maher Shalal Hash Baz), Eric Chenaux, Victor Herrero (Jospehine Foster) and  Thomas Bonvalet (Cheval de frise, L'ocelle mare, Powerdove), with whom they made a record.Their 4th album will be released this fall. 

ARLT & THOMAS BONVALET

 

 

Voilà un disque inhabituel, rempli de comptines effrayées, de danses de joies, de rock idiot, de rituels chamaniques bricolées, de ballades bruitistes et de chansons d'amour prises dans la tempête. Arlt & Thomas Bonvalet, avec un art joyeux du paradoxe, de l'amour fou et de la bagarre réforment la chanson française à leur manière hirsute et poétique, font avancer les musiques traditionnelles et  déplacent les musiques expérimentales sur une marelle tracée au charbon. De l'alcool fort. 
 
(Après deux premiers albums, La Langue et Feu la figure, parus sur le label Almost Musique, les deux troubadours dégénérés de Arlt (Eloise Decazes et Sing Sing) ont demandé au multi-instrumentiste  Thomas Bonvalet , auteur d'une oeuvre protéiforme pleine de bruit, de fureur et de mystère (au sein de Cheval de frise, L'ocelle mare, Powerdove) de réarranger leur répertoire, le matraquer, le mettre en péril. Tous trois ont à cette occasion ré-enregistré 9 morceaux déjà connues du duo ainsi que deux inédits ("Grande fille" et "Le ciel de Lille") en une poignée de jours, à la maison, en compagnie de  l'ingénieur du son Adrian Riffo.) 
 

 

« Feu la figure », le deuxième album du duo Arlt, enregis- tré au mythique studio Hotel2Tango à Montréal, et tou- jours en compagnie du guitariste Mocke (Holden, Midget!), est paru       en avril 2012. Eloïse Decazes et Sing Sing, sur quelques accords tordus d’une guitare empruntant aussi bien au blues primitif qu’au krautrock ou aux musiques traditionnelles désaxées, chantent à deux voix des chansons déboussolées, répétitives et

chercheuses, entre comptines obsessionnelles, poésie absconse, ballades abstraites et rock n’roll désorienté. Sur scène, ce sont des danses burlesques et métaphysiques, un peu chamaniques

et un peu clowns. Ce qu’aiment ces oiseaux-là, c’est tomber.

 

 

Recorded at the legendary Hotel2Tango studio in Montreal, and once again featuring guitarist Mocke (Holden, Midget!), « Feu la figure», the Arlt duo’s second album, has been released in April 2012. Over twisted guitar chords ripped off from early blues, krautrock and off-the-wall traditional music, Eloïse Decazes and

Sing Sing offer lost, lonesome, repetitive songs mixing obsessive kids’ rhymes, arcane poetry, abstract ballads and rock’n’roll gone adrift. On stage you get burlesque and metaphysical dancing with overtones of shamanism and clowning. What

these two really love is falling over.